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AIDAS Association Internationale des animaux

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Un chien nous raconte


L'AIDAS, par un membre à 4 pattes

traduction fidèle de Nicole Niederberger

Je m’appelle Piou-Piou. Avec mes deux petites sœurs, on est nés dans une grange en Lombardie.

Avec des oreilles en forme de toit de chalet d’alpage et des taches noires qui rappellent la vache fribourgeoise, nous étions tous les trois d’accord pour dire que le meilleur choix est de venir nous établir en Suisse.

Je réserve donc trois places à bord d’une voiture AIDAS. C’est un compartiment tout confort avec toilettes à la page sport du «Mundo» et coin sieste. Les voisins sont un peu bruyants. Il y a dans notre convoi une vieille pin-scher un peu coincée qui fait ses vocalises et répète ses gammes, un caniche hirsute et peut-être blanc mais tirant sur le gris foncé, dégageant une forte odeur de compost et qui ne cesse de faire des exercices de fitness et de boxe. Enfin, il y a une chatte et ses deux bébés avec lesquels on a vite fait copain copain.

A mi-chemin, nous changeons de véhicule pour prendre la ligne Lucerne - Lausanne. Cette fois-ci, c’est un véhicule suisse. Et ça se voit : voiture propre en ordre et compartiments-cage tapissés de journaux en français et de linge frais. Faut dire que le temps était un peu long et on avait un peu, juste un peu sali. On salue le nouveau chauffeur et on fait les présentations; c’est un humain sympa qui sourit en disant que ça fait 1 heure 30 qu’il nous attend. Parce qu’une fois reparti, il est strictement défendu de le déranger, question de sécurité. Enfin, on parle un peu quand même, histoire de faire la conversation et aussi pour se plaindre du service restauration. A jeun, qu’ils disent, mais ils n’ont pas idée comme le voyage creuse l’appétit ! Sauf mes sœurs qui elles ont vraiment, vraiment, le mal des transports. Ah, les filles !

L’air du Léman, enfin ! On a choisi la meilleure clinique de soins et remise en forme de la région. C’est que c’est important, la santé. Le personnel, dont des bénévoles AIDAS qu’on reconnaît facilement à leur façon de s’exclamer et s’attendrir en nous voyant, est serviable et compétent. Tout est compris, il y a le bain aux huiles essentiellement antiparasitaires, la visite médicale avec vaccination (même pas mal !) et le couvert. Ceux qui souscrivent le forfait « stérilisation » bénéficient d’une chambre avec bouillotte pour la nuit et vue sur les allées et venues des humains en blouse blanche. Petit déjeuner à commander la veille.

La vieille pinscher a été la première à décrocher un contrat d’adoption. Dès le lendemain, elle a postulé chez une dame très chic et souriante qui lui a offert une place avec multiples possibilités de progression dans la hiérarchie du groupe, activités variées, essentiellement de salon et parc public et nombreux avantages en nature.

Le caniche, à qui la cure de beauté chez un de nos gentils membres toiletteur a le plus profité, est allé suivre un cours de self-contrôle et d’éducation dans une famille d’accueil avec des moniteurs chiens réputés dans toute la ville. La chatte a choisi de prendre soin de ses bébés encore très petits en restant pensionnaire à la clinique, afin de bénéficier du confort et des perspectives d’avenir intéressantes qu’elle offre ainsi à ses petits.
Mes sœurs et moi, avons préféré le séjour en famille d’accueil, meilleur moyen de s’immerger dans une nouvelle culture. Ces familles, toutes bénévoles et formées par l’AIDAS, ont pour mission de nous enseigner les rudiments de savoir-vivre auxquels on n’a pas accès lorsqu’on grandit en partageant la litière d’une chèvre et d’une poule. C’est assez complexe. Il y a beaucoup de matières. Propreté, socialisation, contrôle des dents, etc. De mon côté, je ne rate jamais une occasion de rendre de petits services, comme réparer des lunettes, ranger les chaussures, tailler les plantes vertes, faire le service réveil juste avant l’aube ou confisquer définitivement le jouet que le petit dernier a encore laissé traîner par terre. Les humains ont aussi besoin de beaucoup de tendresse pour être heureux et on les autorise à caresser notre petit-ventre-tout-rond-et-tout-chaud. Je revois mes sœurs et on échange nos impressions chaque semaine à l’école des chiots.
Ce matin, je me suis levé tôt et fait très beau. C’est que j’ai un important rendez-vous à la clinique avec une famille d’adoption. Ce sont des gens bien. Sportifs, rigolos, motivés. Juste un peu anxieux pour l’instant, mais ça leur passera. Je crois que je vais les garder. Mes humains d’accueil échangent avec eux quelques recommandations. Ils racontent aussi mes progrès et mes exploits.

Les adieux sont difficiles pour les humains. Alors je les aide de mon mieux. Je leur explique que mon copain Woof arrive par le prochain convoi et que je lui ai déjà dit du bien d’eux. Et aussi qu’on se reverra aussi à la fête des chiens.

La fête des chiens, ça c’est quelque chose ! C’est une journée où on emmène nos humains retrouver tous les copains AIDAS.

On organise des chouettes activités, des jeux, des concours, un bon repas. Heureusement, des membres AIDAS nous aident avec plaisir, parce que c’est du boulot ! On ne les tient pas en laisse ce jour-là et après le rallye dans les bois et le concours du couple maître-chien le plus original, ils retournent s’asseoir à une table pour le dessert.

Moi, je prends des nouvelles des copains encore restés au pays, je fais une partie de jeux avec mes sœurs pour me rappeler le bon vieux temps de mon arrivée en Suisse et en fin de journée, je file un coup de main pour ranger le refuge.



Voilà, je l’aime assez ma vie de chien AIDAS.