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par Micheline Bogorad




Chats… vous va ?
Ma véritable rencontre et donc ma découverte de l'univers des chats est relativement récente. En effet, je partage leur vie "que" depuis cinq ans, autant dire peu de temps. Les facettes du chat au quotidien sont tellement diverses que prétendre tout connaître de lui et de ses congénères me paraît bien présomptueux.

A travers mes trois chats et leur parcours, je pense avoir pu approcher tout juste un petit bout de leur personnalité. J'aimerai ici vous les présenter en quelques lignes, exprimant ainsi mon émerveillement, mes éclats de rire quotidiens et l'incroyable tendresse de cette vie en commun.

J'habite un trois pièces avec deux balcons à Lausanne sous gare. L'immeuble de taille humaine est entouré d'un jardin qui le sépare des locatifs voisins et du carrefour un peu plus loin. Pas assez loin toutefois, pour que j'aie le courage de laisser la liberté à mes quatre pattes. Ma voisine de palier est une amie et d'un commun accord, j'ai pu mettre en place des planches permettant la libre circulation entre les deux appartements. C'est un va-et-vient constant, à la grande joie de certaines personnes de l'immeuble d'en face que ces allées et venues amusent.

Tout a commencé par une chatte en fin de vie, trouvée dans un état de dénutrition pitoyable aux abords d'un restaurant fermé pour cause de vacances. Elle tenait par sa seule volonté et les soins de confort minimum lui ont redonné une telle force de vivre pendant le trajet vers le cabinet que la vétérinaire n'a pas pu se résoudre à l'endormir. Sans chats à l'époque, je pouvais jouer le rôle de famille d'accueil. Nous étions en automne – comme sa vie à elle – et j'ai trouvé logique d'appeler cette petite grand-mère "Babouchka". Ne pouvant plus guère sauter, je lui ai inventé des passages lui permettant d'accéder à sa nourriture et placé son couffin près du chauffage en plein passage dans le couloir. Jamais aucun chien ne l'a embêtée, car elle savait clairement se faire respecter. Elle ne recherchait pas spécialement ma compagnie, heureuse d'être au chaud et dans un environnement paisible, sans bagarre pour la nourriture. Après s'être réchauffée des premiers rayons du soleil printanier au balcon, elle a cessé brusquement de s'alimenter. Sa vie était arrivée à son terme.

Quelques mois plus tard, ayant précisé être d'accord de faire encore famille d'adoption pour chat vieillissant, arrive un beau jour une superbe chatte de 9 ans, genre européen à poils semi angora. D'une timidité maladive, mais en parfaite santé. Elle s'est approprié une place préparée au fond de l'armoire la plus éloignée du passage et des regards, ne sortant de son repaire que pour ses besoins, c'est-à-dire au mieux une heure par jour. Après des mois de cette vie discrète, j'ai demandé de l'aide.

La réponse a pris la forme d'un chaton siamois femelle adorablement sociable et juste assez impertinente. En deux mois, Belle a été sortie de sa vie de recluse, découvrant en même temps les plaisirs du farniente au balcon. Malheureusement, Saphir et ses yeux bleu azur n'ont pas résisté à la maladie qui l'a emportée en quelques heures. Cette petite chatte nous a fait don de sa joie de vivre et de son incroyable tendresse, apportant le soleil en permanence dans la maison pendant près d'un an. Je l'ai vue grandir, portant en elle la sagesse ancestrale doublée d'une magnifique générosité.

Après son départ, j'étais inquiète pour Belle. Mais voilà qu'un nouveau chaton et son frère étaient seuls au monde. Après un week-end prolongé à la maison, seul un minet est reparti pour l'adoption. L'autre est resté, accepté par Belle. Ainsi, Pouchkine a pris le relais après Saphir. Plus impertinent, plus joueur, plus sauvage aussi, avec des moments impératifs de tendresse. Son besoin d'activité allant grandissant, Belle se retirait dans son armoire pour avoir un peu la paix.

A l'évidence un autre poupon était nécessaire pour que "jeunesse se passe". Et voilà Guiou, chaton siamois, qui s'installe dans notre vie. Exigeant, toujours pressé, voleur et terriblement maladroit. C'est le seul à avoir pris sans le vouloir plusieurs fois la douche avec moi, à être tombé dans la baignoire pleine aussi bien chez moi que chez ma voisine. Il est tombé du balcon… parce que transporter un filet de haricots verts ou un plastique contenant une salade ou encore un poireau, c'est évidemment risquer le faux pas sur la planche étroite. J'ai toujours rendu les légumes à ma voisine !

Aujourd'hui, les habitudes rythment certains moments de la journée. Ainsi, les trois chats m'accompagnent tous les matins à la salle de bain pour grignoter et profiter de mes câlins au passage. Et tous les soirs, à heure presque fixe (d'été ou pas), ils me rejoignent à la cuisine pour le partage traditionnel d'une boîte gâterie entre les trois (la nourriture sèche est disponible en permanence). En dehors de ces rendez-vous fixes, ils vivent leur vie rythmée de longues et voluptueuses siestes dans l'un des nombreux endroits disponibles chez moi, comme à côté.

J'apprends le mode de communication de chacun. Les variations de nos minis félins sont infinies et le moindre changement dans leurs habitudes ou de leur environnement provoque des réactions, parfois bien inattendues. Ainsi, malgré une séparation de fortune que je pensais étanche, il a suffi de deux jours à mes deux petits mecs curieux pour réussir à trouver la faille permettant d'aller dire bonjour aux ouvriers occupés à casser ma salle de bains. Alors, j'ai démonté ma barrière, me sentant un peu ridicule et finalement satisfaite d'avoir créé une occupation nouvelle.

Tous les propriétaires de chats vivent une relation étonnante, surprenante et privilégiée avec ce félin qui dicte seul les modalités de notre relation.

Et j'adore ça… tout comme vous, je pense !

Mai 2004